Noël approchant désormais à grands pas, le fameux conifère va bientôt trôner dans nos salons. Justement, comment le choisir ? Entre un sapin issu de la forêt Suisse labellisé FSC (Fédération Suisse des Constructions) qui garantit une gestion durable des forêts et un sapin importé du Danemark, ou l’on ne connaît que rarement leurs conditions de production, l’impact écologique n’est pas le même.

Près d’un million de sapins de Noël sont vendus chaque année en Suisse, dont 400 000 sont produits localement. On distingue principalement deux espèces sur le marché helvétique: l’épicéa, à l’odeur agréable mais qui perd ses aiguilles en deux semaines, et le sapin Nordmann, sans odeur et dont les aiguilles tiennent plus longtemps.
Parmi les arbres suisses, les deux tiers ont été cultivés. Le tiers restant provient des forêts, toujours gérées de manière durable.
Une excellente alternative est de choisir un sapin planté et réutilisable. Ce sapin est livré en pot avec ses racines, et replanté en terre après les Fêtes. Il peut être utilisé quatre années de suite.

Pour l’entretien, sachez que les sapins de Noël ne doivent jamais être taillés en pointe à la base, car sinon ils dessèchent plus rapidement. Dans les socles munis d’un réservoir, les arbres dont le pied n’a pas été taillé peuvent absorber de l’eau. Ils restent plus longtemps frais.

Voilà pour les conseils. Mais, au fait, d’où vient la tradition du sapin de Noël? L’arbre de Noël, suivant certaines légendes, remonte aux peuples païens, qui célébraient par des réjouissances, et même certains sacrifices, les derniers jours de l’année. Le calendrier des Celtes était basé sur les cycles lunaires. Pour ce rite païen du solstice d’hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé. Cette tradition païenne s’est rapidement reproduite dans le monde chrétien. Au XIe siècle, les fidèles représentaient, lors de leurs Mystères, l’arbre du Paradis par un sapin garni de pommes rouges.

L’existence des premiers sapins de Noël en tant que tel est inscrite dans les registres municipaux de la Ville de Sélestat, en Alsace. Ceux-ci datent du 21 décembre 1521 et on peut y lire la plus ancienne mention écrite leur sujet. Il y est question d’une «dépense de 4 shillings pour payer des gardes forestiers chargés de surveiller les sapins dans les forêts municipales afin d’éviter un abattage excessif … ».
C’est à Marie Leckzinska, I’ épouse polonaise de Louis XV, qu’on doit son entrée à Versailles en 1738.  Il faudra toutefois attendre les années 1920 pour qu’il se généralise dans les foyers, avec son étoile à la cime, symbole de l’étoile de Bethléem guidant les Rois mages, généralement accrochée par le plus jeune de la famille.

Entre mythe, légende et souvenirs d’enfance, le sapin de Noël est pour la plupart d’entre nous le symbole d’un moment de félicité qui permet à tous, petits et grands, jeunes et anciens de se réunir dans la paix de Noël.

Anthony Leclerc
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